jeudi 9 juin 2011

Jésus, ce renégat

Je côtoie ici de nombreux croyants, juifs et gentils, qui recherchent constamment la « sanctification » et le meilleur moyen d’être « rendue digne » d’accomplir le plan de Dieu pour leur vie, leur ministère et leur Eglise. Ils ont un amour réel et fervent pour notre Seigneur Jésus Christ mais leurs cœurs sont remplis de frustrations et de culpabilité.  Pour chacun d’eux les journées, les semaines, les mois sont rythmés par des traditions, des lois et des devoirs dictés par la Parole ; ils s’efforcent de parvenir à la perfection en ayant la bonne attitude, en mangeant la bonne nourriture… et jamais ils n’y parviennent - « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » - ils culpabilisent, se rabaissent et s’interdisent de gouter à la glorieuse liberté dont le Seigneur nous à fait don en mourant à la Croix et en ressuscitant; ils se sentent indignent et « impures» devant Dieu et oublient totalement le Joyeux Message de l’Evangile, la Plus grande Grace qui nous ai était faite, Jésus Lui-même nous a sanctifié par son sang et Il nous a donc rendu Saint devant le Père et rien au monde ne pourra changer ça, pas même la mort. Nous sommes libre en Jésus Christ et nous ne vivons plus sous la loi – nouvelle créature »
 
Romains 6:1-2 dit : « Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Certes non ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ?»

Et 1 Thess 4:7 dit : « Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification. »

Existe-t-il une notion chrétienne plus difficile que celle de sainteté spirituelle ? Intellectuellement, elle est facile à comprendre : il s’agit simplement de mener une vie qui n’offense pas Dieu, d’éviter de pécher, d’être irréprochable devant tous, d’être pure et de faire le bien. Facile à comprendre, mais difficile à mettre en pratique.

Au file des siècles, certains ont compris la sainteté comme une adhésion à un ensemble de lois et d’interdits, un appel à adopter un nouveau code de conduite. D’autres l’ont vue comme une invitation à renoncer à tous les plaisirs physiques. D’autres encore ont poussé à l’extrême l’aspect « mis à part » et se sont retirés dans des endroits isolés ou ils espéraient échapper au monde pécheur. De nouveaux groupes de Pharisiens et de Sadducéens ont vu le jour, « liant des fardeaux pesant et les mettant sur les épaules des hommes, mais eux-mêmes ne voulant pas les remuer du doigt » (Matthieu 23 : 4)

L’appel à la sainteté semble être un retour à une forme de légalisme, la liberté de l’Esprit cédant le pas à la loi ou à une religion mal comprise. Ce n’est pourtant pas ainsi que la définit la Bible. L’apôtre Paul souligne la liberté en Christ – « tout est permis » (1 Corinthiens 6 :12 ; 10 : 23) – tout en nous invitant à choisir dans cette liberté ce qui contribue à notre croissance en Christ. Il nous invite en quelque sorte à nous poser la question suivante : « Qu’est ce qui me rapproche davantage de Jésus et me rend plus semblable à Lui ? »

Dans l’épitre aux Hébreux, Paul nous exhorte à éviter tous les fardeaux qui nous empêcheraient d’achever notre course en Christ :

La façon dont Jésus guérissait les malades illustres bien ce principe. Il refusait de se laisser enfermer dans des schémas et des méthodes. Ce qui comptait, pour lui, c’était la guérison. Il Lui arrivait de poser les mains sur des aveugles et d’ordonner qu’ils voient (Matthieu 9 : 27-30 ; 20 : 29-34). A une autre occasion, il commanda simplement que l’homme recouvre la vue (Marc 10 : 46-52) Dans un autre récit, nous le voyons cracher par terre, faire de la boue avec sa salive et appliquer cette boue sur les yeux de l’homme (Jean 9 : 1-7). Toutes ces personnes souffraient de la même maladie – la cécité – mais chacune par le Saint- Esprit, reçut un traitement différent. Pour Jésus, l’obéissance aux directives du Saint- Esprit était plus importante que la méthode. Il n’a pas ouvert un chapitre « Comment guérir les aveugles » et suivi les instructions. Il a plutôt prêté l’oreille à la voix de l’Esprit en lui – un canal qui maintenait ouvert par une communication constante avec le Père – et obéi à ses injonctions. Et toutes ces personnes ont été guéries !

Jésus et Paul passaient pour des renégats aux yeux des chefs religieux, non à cause de leur manque de sainteté, mais parce qu’ils obéissaient aux directives de l’Esprit vivant de Dieu plutôt qu’à un système de lois et de règles poussiéreuses. Le besoin de chaque personne étant unique la réponse de Dieu ne peut être qu’unique. Nous devons donc recevoir les instructions directement de Lui, plutôt que de consulter un code de conduite désuet que nous aurions mémorisé.

Ne vous méprenez pas sur ce que je dis. Certains actes et comportements sont des péchés et devraient être évités à tout prix, mais, dans la limite d’un comportement acceptable, il existe généralement tout un éventail de réponses. Les directives de l’Esprit de Dieu  seront toujours en accord avec Sa Parole. Cependant la meilleure réaction dans une situation donnée sera immanquablement celle que l’Esprit vous indiquera, même si elle parait aller à l’encontre de certains principes établis. Et c’est dans votre obéissance à l’Esprit de Dieu que se trouve la véritable sainteté.

Pour résumer comment sommes nous « rendus dignes » d’accomplir l’appel de Dieu dans nos vies ? En restant continuellement en contact avec le quartier général qui se trouve au ciel, connecté en permanence avec le cœur de notre Papa par Son Esprit qui vit en nous, et en suivant Ses directives en toutes choses. Quelle bonne nouvelle, Jésus nous a libéré!!! J


0 commentaires:

Enregistrer un commentaire